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Le tryptophane ou l’ami du sommeil

Pour trouver le sommeil compter les moutons ne suffit malheureusement pas. Dormir demande des processus physiologiques spécifiques au niveau du cerveau. Si le cerveau n’enclenche pas ces processus le sommeil peut s’en trouver grandement perturbé.

Le stress et l’angoisse ne sont pas les seules causes des troubles du sommeil. On a besoin d’autres éléments qui facilitent le sommeil. Aujourd’hui nous nous intéresserons plus particulièrement au tryptophane.

Qu’est-ce que le Tryptophane?

Le tryptophane est un acide aminé. En fait, pendant la digestion d’un aliment , notre organisme va séparer les acides aminés les uns des autres pour pouvoir les utiliser. Un acide aminé est un élément composant les protéines. Les protéines sont les briques de l’organisme et sont donc indispensables à la vie. Elles permettent de fabriquer les tissus (muscles, os, cheveux, ongles, peau), les hormones, les enzymes et les anticorps…

Il existe des acides aminés qui ne sont pas indispensables pour l’organisme et il en existe des indispensables. Autrement dit, il y a des acides aminés que le corps a absolument besoin pour continuer à reconstituer nos tissus et d’autres dont il peut se passer. Certains sont dit “essentiels “ d’autres “non essentiels”.

On compte 9 acides aminés essentiels. Et dans la liste se trouve notre fameux tryptophane.

Pourquoi consommer des aliments riches en tryptophane?

Il faut absolument l’apporter par l’alimentation. Cet acide animé est un précurseur de la sérotonine. C’est à dire qu’il participe à la synthèse de ce neurotransmetteur. La sérotonine est le « médiateur » qui permet l’endormissement et qui lie les cycles du sommeil entre eux afin d’éviter les réveils nocturnes.

Vu sous cet angle, nous serons plus que motivés de trouver des aliments à base de tryptophane qui nous aident à nous endormir.

Où trouver du tryptophane?

Quand on vous parle de sérotonine et de mélatonine pour vous vendre un bon sommeil, sachez que le tryptophane est à l’origine de ces réactions en chaîne. Mais le tryptophane est un des acides aminés les plus “difficiles” à se procurer. Les aliments en contiennent peu, il est fragile et supporte peu la cuisson (en temps et en température).

Voici une liste des aliments les plus riches en tryptophane:

  • Riz complet (bio)
  • Oeufs (bio/ poules nourrie à l’herbe)
  • Arachides  (non salées)
  • Banane
  • Légumineuses
  • Amandes
  • Noix de cajou (non salées)
  • Levure de bière
  • Produits laitiers (lait, gruyère, parmesan- bio)
  • Graines de courges
  • Graines de citrouilles
  • Avoine
  • Avocat
  • Viande (de bonne qualité-nourrie à l’herbe …)
  • Lait de soja

Quand consommer les aliments riches en tryptophane?

Il faut du temps pour que le corps digère la protéine fournissant le tryptophane, le sépare des autres acides aminés, le stocke dans le foie et le libère enfin dans la circulation sanguine.

Certains spécialistes conseillent de consommer ces aliments 6 à 8 h avant d’aller dormir. D’autres recommandent de les consommer vers 17 h puisque le corps libère du tryptophane dans le lait maternel vers cette heure-là.

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Le trouble de la déréalisation/dépersonnalisation au travail

Depuis quelques années je m’intéresse énormément à la psychologie et au développement personnel. J’ai donc décidé de faire une petite série d’articles afin de partager ce que j’ai appris en espérant que certains d’entre eux puissent vous intéresser.Le premier sujet que je désire aborder est: Le trouble de la déréalisation/dépersonnalisation au travail.

Qu’est-ce que la déréalisation/dépersonnalisation ?

Ce trouble se manifeste quand vous avez le sentiment que ce qui se passe autour de vous n’est pas réel. En souffrant de ce trouble vous avez la sensation de vivre dans un rêve, d’être coupé de la réalité. Ce trouble est associé au trouble de la dépersonnalisation, qui se manifeste quand vous avez l’impression de vous observer à l’extérieur de votre corps. Comme si vous étiez en train de regarder un film où vous êtes le personnage principal.

Chez la plupart des personnes la déréalisation est passagère. Quand elle dure longtemps, plusieurs mois, voire année elle est qualifiée de trouble de la déréalisation/dépersonnalisation. Les personnes qui développent ce trouble ont souvent vécu un évènement particulièrement traumatisant (accident grave, attentat, agression, viol, décès, divorce…) ou une accumulation d’évènements traumatisants. D’ailleurs le DSM-IV, la « bible » des troubles psychiques, considère que la déréalisation/dépersonnalisation est un des symptômes d’un grave stress post-traumatique.

En simplifiant on pourrait dire que suite à un traumatisme, la réalité étant trop difficile à supporter, le psychisme « prend le contrôle » et fait croire à la personne que ce qu’elle vit est irréel.

La déréalisation/dépersonnalisation au travail

Vivre ce trouble doit être particulièrement déconcertant. Forcément croire qu’on vit dans un rêve ou se voir à la « troisième personne » interfère avec nos activités au quotidien, nos relations sociales, notre travail etc …

Imaginez-vous écrire avec une main qui ne semble pas la vôtre? Comment lire un mail avec des pensées qui ne semblent pas les vôtres? Vous devez gérer un réel difficilement supportable et un irréel effrayant. La charge mentale est forcément multipliée. Et on le sait, l’excès de charge mentale génère du stress, qui s’ajoute au stress inhérent au travail. Rapidement les conditions de travail deviennent, en fonction de l’intensité du trouble, insupportables.

De plus, vous perdez en productivité ce qui n’arrange pas les choses avec votre employeur.

Enfin, vous avez le sentiment d’être incompris! Vous avez probablement l’impression que personne ne peut comprendre ce que vous ressentez!

Généralement les personnes souffrant de ce trouble sont assez anxieuses, solitaires et épuisées. Elles subissent un véritable calvaire au quotidien!

Si vous souffrez de ce trouble! N’ayez pas honte. Allez voir un psychothérapeute. Si le trouble est trop intense il vous donnera certainement un arrêt de travail afin de récupérer de l’énergie nerveuse.

La guérison est possible mais il faut que vous soyez accompagnés. Comme mentionné plus haut, ce trouble découle d’un stress post-traumatique il faudra donc guérir ou du moins diminuer l’anxiété. Pour diminuer votre anxiété il existe de nombreuses méthodes telles que la respiration abdominale, la méditation, sortir en forêt …

Si vous avez besoin d’aide pour diminuer votre stress ou votre anxiété vous pouvez me contacter. Je me ferai un plaisir de vous aider à (re)trouver le bien-être.

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Les vertus et les bienfaits du piment

Très largement consommé dans les pays d’Amérique du sud, dans les Antilles, en Asie, en Afrique et dans l’océan Indien et notamment à La Réunion, le piment permet de rehausser toutes sortes de plat. Au delà du goût épicé que cela apporte, le piment possède également des vertus médicinales incontestables.

Il est reconnu que le piment facilite la digestion. De plus, en manger, permettrait de fluidifier le mucus dans les voies respiratoires. C’est donc un remède naturel contre la bronchite.

Le piment est efficace contre la douleur due à la polyarthrite rhumatoïde, à l’arthrose, au psoriasis, au zona et aux douleurs nerveuses dues au diabète (neuropathie diabétique), lorsqu’elle est appliquée sur la peau de la zone touchée.

D’après une étude chinoise publiée dans le British Medical Journal, une alimentation pimentée serait associée à une plus grande longévité, . Cette étude, qui porte sur plusieurs milliers d’individus suivis pendant plusieurs années, a montré que ceux qui consomment quotidiennement des plats relevés ont 15 % de chance en moins de décéder, comparativement à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine. Toutefois comme pour tous les travaux d’observation, il n’y a pas vraiment de preuve de ce constat. Les études scientifiques sont encore trop peu nombreuses dans ce domaine pour vérifier si consommer du piment améliore effectivement la santé et réduit la mortalité.

Néanmoins, en analysant les principaux composants du piment on arrive facilement à déduire quels sont les bienfaits potentiels de ce fruit (oui, oui c’est un fruit).

La capsaïcine

Le principal composant du piment est la capsaïcine. C’est d’ailleurs cette fameuse capsaïcine qui donne ce goût piquant au piment. D’après les chercheurs, celle-ci pourrait avoir des effets anti-obésité, anti-inflammatoires et antioxydants. La capsaïcine est utilisée dans des préparations pour le traitement de la douleur causée par l’arthrite, le rhumatisme, le lumbago, etc.

L’application de capsaïcine sur la peau provoque la libération d’une quantité importante d’un neuro-transmetteur de la douleur qu’on appelle la substance P . La libération de cette substance s’accompagne de la sensation de brûlure, suivi d’une insensibilisation (analgésie) de la zone où l’on a appliqué l’extrait de piment. De ce fait une consommation modérée de piment aiderait à lutter contre l’ulcère de l’estomac en augmentant la sécrétion du mucus gastrique protecteur de la muqueuse de l’estomac.

Le docteur (ORL) Artur Gevorgyan a dirigé des études sur l’efficacité de la capsaïcine et les rhinites non allergiques. Les résultats ont été assez convaincants puisque les patients ayant été soignés à la capsaïcine ont vu leurs symptômes nasaux s’améliorer. Il existe d’ailleurs des sprays nasaux à base de piment.

La vitamine C

Dans 100 g de piment rouge on retrouvera pas moins de 140 mg de vitamine C (soit 3 fois plus que le citron! ). Les bienfaits de la vitamine C sont désormais très connus:

  • Puissant antioxydant ce qui va booster le système immunitaire.
  • Diminue la pression artérielle
  • Diminue l’acide urique (arthrose)
  • Favorise l’absorption du fer
  • Améliore le fonctionnement des globules blancs

Autres composants

Le piment contient également du fer, du manganèse, du cuivre, de la vitamine K, de la vitamine B6.

Comment consommer le piment?

D’une manière générale le piment devrait se consommer avec modération si vous avez des problèmes gastriques importants ou des troubles digestifs (colon irritable, maladie de Crohn…).

En dehors de ces cas, si votre palais vous le permet, n’hésitez pas à consommer un peu de piment régulièrement.

Le piment est généralement utilisé comme condiment. Vous en trouverez dans les commerces sous forme de sauce, de poudre et de pâtes. Il peut se consommer cru, séché ou cuit dans tout type de plat!

Il existe aussi sous forme d’huile essentielle de piment de Cayenne et des compléments alimentaires à base de piment. Lisez attentivement les recommandations des laboratoires.

Vous pouvez également trouver des remèdes naturels en cliquant ici.

Bon à savoir

Comment atténuer la saveur piquante du piment

Pour atténuer la saveur piquante du piment dans vos plats veilliez à enlever les grains et la partie blanchâtre.

La partie du piment qui contient les capsaïcines n’est presque pas soluble dans l’eau. A contrario elle est très soluble dans les corps gras tel que l’huile, le beurre ou le lait. Ainsi, quand on a consommé trop de piment il est inutile d’essayer de calmer la sensation de brûlure par de l’eau.

Pour diluer la capasaïcine il faut avaler de l’huile ou en faire un petit bain de bouche. On peut  également consommer quelque chose de gras comme du lait ou un morceau de fromage.

Sources:

http://www.csst.qc.ca/prevention/reptox/pages/fiche-complete.aspx?no_produit=149591
Les bienfaits de la vitamine C
Capsaicin and the stomach. A review of experimental and clinical data
Gastroprotection induced by capsaicin in healthy human subjects
The plant kingdom as a source of anti-ulcer remedies
https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD010591.pub2/abstract
https://www.webmd.com/vitamins/ai/ingredientmono-945/capsicum